Textes
BJARKAMAL EN FORNU
L'Ancien Chant de Bjarki
(Traduction Renauld-Krantz)
Voici que le jour a surgi,
le plumage du coq frémit,
pour les vilains c'est l'heure
du labeur.
Veillez, veillez sans trêve,
têtes amies,
d'Adils tous les meilleurs
serviteurs!
Hrolf le tireur,
Har à la rude main,
fils de noble famille
qui jamais ne fuient,
ni pour le vin ni pour le rire
des femmes je ne vous éveille,
je vous éveille pour le dur
jeu de dards!
Le chef chargé de dons
enrichit son escorte
du grain de la Meunière(la géante Fénia),
du gîte du Dragon,
du fulgurant fardeau de Grani,
du Feuillage ardent de Cristal,
de la sueur du Ruisselant (Draupnir),
de la pelisse du Serpent.
Le large prince prodigua
- et les hommes s'en emparèrent -
sur le front de Sif ce qui flotte,
ce qui se gonfle sur le bras,
la lente rançon de la Loutre,
les larmes d'Eclat-de-la-Mer (Freya),
le feu du Fleuve-Agile,
du Géant le mot miroitant (Thjazi).
Le meneur de mêlée
- bien munis nous partîmes -
réjouit quantité de gens
avec l'entretien de Thjazi,
le rouge minerai du Rhin
et la querelle des Niflungs
- le guide vaillant au combat,
Balder ne le conserva pas.