Edelweiss Hama


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La Bataille de Finnesburh

Textes

La Bataille de Finnes-Burh


(Traduction Hubert Pierquin)



« Ce ne sont point là, des palais en flammes ! » Alors parla le jeune et vaillant guerrier: « Ce ne sont pas au loin, les feux d’Orient, et sur ces lieux aucun dragon ne plane, l’incendie, ici, n’est pas allumé, mais les enseignes à tête d’ours s’avancent, les oiseaux de la bataille chantent; les cottes grises se choquent; l’éclair des lances a lui, et le bouclier répond aux traits. Maintenant des crimes vont se perpétrer qui appelleront la vengeance de ce peuple!

« Mais éveillez-vous, maintenant, mes guerriers; tenez vos boucliers d’une main ferme; pensez aux prouesses héroïques; combattez sur le front des armées; et soyez d’un cœur vaillant! » Alors maint comte se leva, bardé d’or, et ceignit son glaive. Vers les portes, deux nobles guerriers s’élancèrent, Sigeferth et Eaha, et ils tirèrent leurs glaives; et aux autres portes coururent, Ordlaf et Guthlaf; et Hengest lui-même, s’élançait sur leur traces. Bien plus, Garulf exhorta Guthere à ne point risquer une aussi noble vie, au premier engagement d’armes, aux portes du palais, alors que le dur adversaire au combat les voulait attaquer, et lui-même (Garulf), le vaillant guerrier, demandait déjà, sa voix couvrant le tumulte: - « Qui a forcé la porte? » - « Sigeferth est mon nom, lui fut-il répondu; je suis prince des Secgs, et guerrier aventureux et bien connu!

« J’ai connu bien des soucis, et subi d’amères épreuves: le destin est pour toi, de subir ici tout mal que tu tenterais de me faire! » Alors, sous les voûtes, ce fut le tumulte du carnage. Sous les boucliers en forme de quille, éclataient les casques à têtes d’ours. Le sol du palais était retentissant: dans la mêlée, Garulf tombe mort, lui, le premier de tous les mortels, fils de Guthlaf, - et maint héros, à ses côtés.

Une foule d’ennemis étaient abattus; le vautour planait, aux plumes noires et jaunes; l’éclair des glaives brillait, comme si tout Finnsburg étaient en flammes. Jamais dans un plus grand élan d’amour (pour son suzerain), un coup plus rude ne fut porté, que celui qui fit tomber Hnaef. Durant cinq jours ils combattirent, et quoiqu’ils gardassent les portes, nombre de leur suivants furent tués. Alors le chef blessé se retira, disant que sa cotte de mailles était rompue; que son armure désormais, était vaine, et que son casque, encore, était percé. Et sans détour, le pasteur du peuple lui demanda si les guerriers survivaient à leurs blessures, et quel était celui des jeunes hommes….

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